Détails de l'appel à contribution

 

Conçue pour faciliter l’adaptation à l’évolution des métiers et des besoins en compétences, la loi « Liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018 réforme en profondeur les cadres de la formation continue, de l’Assurance chômage et de l’apprentissage.

Avec l’objectif de faciliter le recours à ce mode de formation, la loi en remanie le mode de financement, dérégule l’offre de formation, reporte à 29 ans l’âge limite d’entrée en apprentissage, flexibilise le cadre légal du contrat de travail, créé un nouvel opérateur de régulation avec France compétences.

La mise en place progressive de ces mesures est percutée par le plan « 1 jeune, 1 solution » lancé à l’été 2020 pour faire face à la crise sanitaire, qui révise la norme des aides financières aux employeurs d’apprentis en instaurant une aide exceptionnelle (5000 euros pour les mineurs, 8000 pour les majeurs).

Ces différentes évolutions incitatives entrainent une massification de l’apprentissage : le seuil symbolique des 500000 apprentis fixé en 1993 est dépassé pour la première fois en 2020 ; 878600 nouveaux contrats sont signés durant l’année 2024 contre 317300 en 2018. Cette dynamique de croissance est particulièrement marquée dans l’enseignement supérieur : 62 % des contrats signés en 2023 visent des formations au-delà du bac ; cette part était de 56 % en 2020, de 39 % en 2018 et de 25 % en 2010  [1].

Si les jeunes sortis du système éducatif en 2017 (Génération 2017) n’ont pas pu bénéficier au cours de leur formation initiale de ces transformations de l’apprentissage, ils sont parmi les premiers à pouvoir le faire dans le cadre d’une reprise d’études. Réinterrogés en 2023, ces jeunes témoignent d’une mobilisation renouvelée de l’apprentissage.

Des reprises d’études en apprentissage décalées et plus massives à partir de 2020

Parmi les jeunes initialement sortis du système éducatif en 2017, 22 % ont repris au moins une fois des études au cours de leurs six premières années de vie active, tout mode de formation confondu, et 30 % d’entre eux l’on fait en apprentissage (soit 7 % de la Génération).

Cette modalité de formation a été de plus en plus mobilisée en reprise d’études entre septembre 2018 et l’automne 2023. Si 3000 contrats d’apprentissage ont été signés dans le cadre d’une reprise d’études entre septembre et octobre 2018, ce nombre atteint 6350 contrats sur la même période de 2019, date de la mise en place progressive de la réforme. La dynamique se renforce avec le plan « 1 jeune, 1 solution » de juillet 2020, et ce sont quelque 9000 nouveaux contrats qui sont conclus sur les deux mêmes mois de 2020. Ainsi, pour les jeunes de la Génération 2017, la majorité des reprises d’études en apprentissage (68 %) ont lieu plus de trois ans après la sortie des études ; pour les jeunes ayant achevé leurs cursus de formation en 2010 (Génération 2010), 70 % des reprises d’études en apprentissage avaient eu lieu durant les trois premières années.

 

Calendrier prévisionnel

  • Dépôt des résumés : 05/01/2026
  • Retour des évaluateurs : 10/01/2026
  • Dépôt des articles complets : 15/01/2026
  • Retour des évaluateurs : 20/01/2026
  • Dépôt des articles finaux : 23/01/2026
  • Retour des évaluateurs : 26/01/2026
  • Parution envisagée : 30/01/2026